Il y a six mois, j’étais cette personne qui finissait systématiquement son assiette, même quand mon ventre criait grâce. Entre les réunions stressantes et les repas avalés devant l’écran, j’avais complètement perdu le contact avec mes sensations de faim et de satiété. C’est alors que j’ai découvert le Hara Hachi Bu, cette sagesse japonaise qui consiste à s’arrêter de manger à 80% de satiété. Une révélation qui a transformé ma relation à l’alimentation.
Ma première semaine : entre résistance et surprises
Les trois premiers jours ont été un véritable défi. Mon cerveau, habitué aux portions généreuses, réclamait constamment “encore un peu”. J’ai dû réapprendre à écouter mon corps, comme on apprend une nouvelle langue. Mais dès le quatrième jour, quelque chose d’inattendu s’est produit : cette sensation de lourdeur post-repas avait disparu.
L’art de manger lentement : ma découverte majeure
J’ai réalisé que je mangeais comme si j’étais en compétition. En ralentissant le rythme, chaque bouchée est devenue une expérience sensorielle. Cette technique de pleine conscience appliquée à l’alimentation m’a reconnectée à mes sensations corporelles.
Les trois signaux que j’ai appris à reconnaître
- La diminution progressive de l’envie de manger
- La sensation de légèreté dans l’estomac
- L’apparition d’une satisfaction naturelle
Pourquoi j’ai failli abandonner au jour 12
Un soir, face à mon plat de pâtes favori, j’ai craqué. J’ai mangé jusqu’à être complètement rassasiée, comme avant. Le contraste était saisissant : ballonnements, somnolence, cette impression d’avoir trahi mon corps. Cette rechute m’a convaincue des bienfaits réels de cette pratique.
Les changements inattendus après un mois
Au-delà de la perte de poids naturelle (3 kilos sans régime), j’ai observé une amélioration de ma digestion et une énergie plus stable dans l’après-midi. Comme une voiture qui consomme moins d’essence, mon corps fonctionnait de manière plus efficace.
Ma technique pour ne pas dépasser les 80%
- Servir des portions 20% plus petites que d’habitude
- Poser mes couverts entre chaque bouchée
- Me demander “ai-je encore faim ?” toutes les cinq minutes
- Boire un verre d’eau avant de me resservir
L’impact sur mon stress et mes émotions
Cette pratique m’a aidée à distinguer la faim physique de la faim émotionnelle. Comme ma routine matinale anti-stress, le Hara Hachi Bu est devenu un rituel d’ancrage qui m’apaise.
Les défis sociaux et comment je les gère
Au restaurant avec des amis, expliquer que je ne finis pas mon assiette a parfois créé des malaises. J’ai appris à communiquer simplement : “J’écoute mon corps, c’est ma façon de prendre soin de moi”. Cette phrase simple a souvent ouvert des discussions enrichissantes sur le bien-être.
Mon conseil pour débuter en douceur
Commencez par un seul repas par jour, idéalement le déjeuner. Observez vos sensations sans jugement, comme vous le feriez pour identifier vos habitudes de concentration. La perfection n’est pas l’objectif, la conscience l’est.
Prête à retrouver une relation apaisée avec la nourriture ?
Le Hara Hachi Bu n’est pas un régime, c’est une philosophie de vie qui honore votre corps. Cette sagesse millénaire m’a appris que moins peut être plus, et que l’écoute de soi est le plus beau cadeau qu’on puisse se faire. Essayez dès votre prochain repas, votre corps vous remerciera.




